Lettre adressée à M. le Président e la République



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Le 01/11/2004

à

Monsieur le Président de la République Française
Palais de l'Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008  Paris


Monsieur le Président de la République,

Avec tout le respect que nous vous devons, nous nous permettons de porter à votre connaissance, notre mécontentement, à l'égard de la politique sociale et des promesses non tenues envers les personnes handicapées.

Le troisième chantier que vous aviez déclaré prioritaire, n'a pas tenu toutes ses promesses, et il va sans dire que l'espoir que nous portions à ce grand chantier, nous frustre. Nous sentons avec désarroi un certain abandon des personnes politiques dans la conception de ce projet de loi pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées.

Nous vous rappelons que la politique du handicap dans la société française devrait entraîner l'implication de toutes les associations représentant le handicap, en privilégiant la présence de la personne handicapée. Or, nous constatons avec une certaine amertume, le manque de concertation, nonobstant "les associations représentatives", gestionnaires d'établissements avec le monde des décideurs, et nous, les petites associations, bien plus impliquées sur le terrain dans le quotidien des différents handicaps.

Octobre : le Sénat examine en deuxième lecture, le projet de loi pour l'égalité des droits et des chances des personnes handicapées.

Nous soutenons parmi tant d'autres associations la citoyenneté des personnes handicapées, avec virulence et détermination, sans concession.

Par exemple, il est inadmissible, d'entendre, Madame Marie-Anne MONTCHAMP, Secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, auprès du ministre de la Santé et de la Protection sociale, oser dire que l'AAH (Allocation Adulte Handicapé) est suffisante, vu les avantages fiscaux que nous offre la société française.
(Nous cherchons toujours les avantages sociaux que nous sommes susceptibles d'avoir en tant que personne handicapée...).

Le montant de cette allocation est de 587,74 € maximum, alors que le seuil de pauvreté est déclaré à 650 € mois.

Le handicap engendre des coûts supplémentaires importants, que nous ne pouvons plus supporter, bien plus élevés que le SMIC. Madame Marie-Anne MONTCHAMP, ose affirmer que l’ACTP reste suffisante alors que la dépense pour une aide est basée sur le SMIC.

Exemple : le SMIC a augmenté de 5,3 % au 1er juillet 2004, et bravo, mais l'allocation compensatrice pour tierce personne a t’elle augmentée ? Non !

Dans les faits, nous avons besoin de plus d'heures, pour rémunérer une aide à domicile.

Les problèmes des personnes handicapées, qui travaillent, croyez vous que l'on prenne en considération l'épuisement prématuré, engendré par le handicap lors de la mise à la retraite ?

Pour toutes ces raisons que nous estimons légitimes, nous vous faisons part de nos craintes d'un avenir ouvert à l'angoisse des personnes handicapées.

Nous vous remercions de nous avoir lus et vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l'expression de notre haute considération.
Le Secrétaire National SHF-France

 

Copie lettre adressée à l’AFP et
placée sur le site de SHF-France http://www.shf-france.asso.fr/